interview de nicola sirkis et jennifer de superbus dans rock mag !
Rock Mag : Où vous êtes vous rencontrés pour la première fois ?
Jenn : C'était à Solidays, il y a quelques années maintenant.
Nicola : C'était à l'été 2003, un peu avant le X festival sur lequel, malencontreuseent, j'ai fait l'erreur de ne pas prendre superbus. Jenn est venue me dire bonjour et rouspéter ! J'avais pris AqME, les wampas, etc..., mais pas superbus. Mais bon, de toute façon, c'était un sac de noeuds de toute manière cette histoire de X. Et je l'ai trouvée... Comment dire... ?
RM : Agressive ?
J : Oui, je l'avais un peu agressé (rires) !
N : Non, c'est pas vrai. Elle a juste été extrèmement convaincante ! Et finalement, j'ai essayé de les placer sur une date, à Nîmes je crois, mais ça n'a pas pu se faire...
RM : Quel regard portez vous l'un sur l'autre ?
J : J'étais vraient petite quand indochine a commencé, donc je les ai vraiment décuverts avec l'album Paradize. Toute la periode du début, où ça marchait fort, je suis passée à côté...
N : J'avais par contre croisé sa mère avec les Nuls...
J : Oui, ils étaient passés dans Les Nuls l'émission ! Et donc voila, c'était une autre époque pour moi. Mais c'est un groupe qui dure depuis... Je sais pas combien de temps maintenant mais...
N : 26 ans !
J : Ah bah voila, juste tu respectes...
N : La durée (rires) !
J : Non, pas du tout ! Parce que si ça dure c'est qu'il y a des raisons.
N : Et moi de mon côté, c'est marrant, parce qu'à l'époque, j'avais reçus les premières maquettes de Jenn... Je ne sais plus par qui.
J : Les maquettes !?
N : Yavait Tchi-cum-bah dessus, et j'avais trouvé ça super bien...
J : C'est marrant parce qu'on nous avait vachement que ce petit riff de guitar qu'on avait sur Tchi-cum-bah faisait penser à indochine, alors que moi je connaissais pas... Et du coup, justement, j'avais prété une écoute à ce moment là.
N : Moi 'était en 97 un truc comme ça. On m'avait apporté une K7, à l'époque je fréquentais tous les petits jeunes groupes pop de cette vague : madinkà, daisybox, etc. Avec indo je voulais signer des groupes comme ça, car je trouvais qu'il y avait un renouveau. J'étais un peu à l'écoute de ce qui se passait en france. Et donc j'avais trouvé les maquettes - et ce titre-là en particulier - super bien. Après on m'avait dit que c'était la fille de Chantal (Lauby)... Je trouvais qu'il y avait une énergie, un truc positif. Ce côté que j'aimais bien dans le punk rock US genre Green Day ou Blink-182. Je trouvais que justement, en France il n'y avait pas ça. Je sais pas si on peut dire punk rock ou teenage rock...
J : Oui, c'est ça...
N : Et après, la seule déception, entre guillemets, c'était l'emballage graphique quand le disque est sorti. Moi qui susi très méticuleux sur ça, la pochette m'a un peu déçus. Je voyais un truc plus rock en fait, et là ça faisait un peu poppy bubblegum.
RM : Jenn, je te vois acquiescer...
J : C'est vrai que c'est un truc que j'ai fait quand javias 17 ans, aujourd'hui j'en ai 24 donc voila... c'est le 1er disque !
N : J'ai juste été déçus par la pochette...
J : On a eu des pochettes pouries, c'est vrai, mais bon, on avait d'autres trucs plus importants à s'occuper.
RM : D'autant plus qu'au niveau visuel, tu n'es pas en reste. Il y avait dès le début un univers, un look Superbus... vous étiez attentifs à tout ça non ?
J : Oui, on s'occupe de tout, comme Nico le fait avec Indochine. C'était une envie à ce moment là.
N : Je pense qu'à partir du moment où l'on écrit ses morceaux, on n'a ps à se faire diriger par n'importe qui et en s'entoure de gens qui sont en adéquation avec ce qu'on fait et ce qu'on ressent. Moi, là, je suis déjà sur une pochette du nouvel album alors qu'on en est qu'au début. Mais c'est un tout... La musique, ça regroupe l'écriture, le cinéma, l'image, etc. On peut vraiment s'amuser.
RM : Niveau musique, Jenne aime No Doubt, Sublime, Weezer ou encore Blink-182. Nico est plus Anthony & the Johnsons ou les Dresden Dolls... Sur quoi pourriez vous vous retrouver ?
J : Je pense qu'on peut facilement se retrouver sur les Yeah Yeah Yeahs ! Moi je suis une super grande fan des Yeah Yeah Yeahs... Leur dernier album est énorme.
N : Le dernier clip est génial ! J'adore. Après moi dernièrement j'ai été très marqué par Anthony & the Jhonsons qui m'a fait le même effet que la première fois que j'ai entendu Patti Smith
N : Et toi t'aimes un peu le soul non ?
J : Non, pas trop. Dans le groupe il y en a qui sont branchés sur ça mais pas moi non.
RM : La soul, c'est un truc de bassiste ça !
J : Ouais, exactement !
N : Et le côté No Doubt tout ça ?
J : Ouai, carrémnet ! J'ai eu ma periode ska anglais aec Madinka, the specials...
N : T'avais été au concert de No Douct à l'olympia avec Terry Hall en guest ?
J : Non, je les ais vus au Zénith, moi...
N : No Doubt, j'aime beaucoup. Après Gwen Stefani, c'est un peu devenu une sorte de Madona...
J : Ouais, c'est l'évolution normale du truc.
N : Le côté américain me gêne beaucoup.
J : C'est autre chose, de complêtement différent.
N : Mais c'et une star, elle dégage...
RM : Jenn, avec Superbus, vous avez repris Cherchez le garçon de Taxi girl sur taratata avec daniel darc, tu as aussi repris boys don't cry des cures. Si vous deviez reprendre un titre du groupe de l'autre ?
N : Bonne question (rires) ! J'ai vu leur dernier concert à la cigale à paris et j'ai beaucoup aimé Le baiser de Tokyo...
J : Travel the world en fait (rires) !
N : Ouais, c'est ça. Ou sinon Tchi-cum-bah, aussi, je trouve qu'il y a un gimmick fort avec ce côté poppy.
J : Moi je commence à en connaître mais euh...
N : Canay bay, 3eme sexe... ?
J : 3eme sexe, voila!
N : u as écouté la reprise de Miss Kittin ou pas ?
J : Non.
N : Ah c'est magnifique, he crois que c'est la meilleure reprise qu'on a fait de nous.
Un duo entre vous, ce serait possible un jour ?
N : Tiens ! Est-ce que tu sais qu'il y a un mec qui nous a appelés avant
qu'on fasse Alice & June et qui nous a dit : "Jennifer se tient à votre dispostition pour vous écrire des chansosn."
J : C'est pas vrai !!! C'était un mec de Warner ou un truc comme ça ? Franchement j'en ai jamais entendu parlr...
N : Ce genre de gars qui essaient de monter un truc sans l'avis des artistes, c'est bien un truc de business ! C'est marrant d'ailleurs parce qu'après JDALL (écrit par Michael Furnon), on a reçus tellemnt de propositions que c'était comme si on ne savait plus écrire !
J : J'ai jamais été au courant de ça et je me serais pas permise (rires) !
N : Mais sinon on avait faillit faire un duo, mais elles est très prise, Jenn (rires) !
J : Noooon
N : On devait faire 3 nuits par semaines pour le sidaction en fevrier et elle avait son concert à la cigale (15 fevrier)
RM : Une reprise que tu as finalement chanté avec l'actrice Virginie Ledoyen, c'est ça ?
N : Oui ! Et j'aurais prféré que ça soit avec Jenn !
RM : Et si vous arriviez à faire quelque chose dans le futur, ce serait une reprise ou une compo ?
N : Moi je suis plus pour une compo ! Comme quand on a fait Le grand Secret avec Melissa Auf der Maur. D'ailleurs, sur le nouvel album il y a 2 ou 3 possibilités pour des duos. Maintenant voila, je ne sais pas du tout si on fera un truc un joour, mais on peut se retrouver sur des trucs caritatifs, des chosescomme ça. Mais c'est vrai qu'on n'a jamais mélangé nos voix ensemble ! Je ne sais pas du tout si nos tessitures pourraient s'accorder ou non.
J : C'est ce que je disais tou à l'heure, toi t'es bas ! Moi je suis haut !
N : Oui, j'ai une voix très grave. Mais justement ça peut être bien
RM : Au niveau de la création, il vous arrive de vous inspirer du cinéma ou de la littérature par exemple ? Quelles sont vos références chacun ?
J : Moi j’écris tout le temps, mais après, les films, pour moi c’est plus pour le visuel, les photos, les clips, les ambiances qu’on veut mettre dans les morceaux. Et par rapport à ça, je suis très portée sur le côté tarantinesque.
RM : J’ai justement lu dernièrement que tu étais scotchée sur la BO de Boulevard de la mort…
J : Oui, elle est géniale ! Mais tout ce que fait Tarantino, j’adore. Pulp Fiction ce sont des trucs qui m’ont beaucoup inspirée. Après je suis ouverte et je regarde aussi plein d’autres choses. J’aime bien toute la periode des années 50, les pin-up, tout ça. Ce sont des inspirations pour plein de choses, et pas juste la musique.
N : J’aime bien Tarantino, mais j’ai pas vu le dernier. Après, moi, les trucs qui m’ont marqué, c’est plus Kids de Larry Clark, ce genre de choses. Wong Kar-Wai aussi c’est une de mes grosses références, et bien sûr Tim Burton…
J : Ah oui !
N : Mais sinon c’est plus la littérature, la poésie qui me touche et qui m’inspire dans l’écriture.
J : Beaucoup moins, moi (rires) !
N : C’est une génération qui ne sait plus lire (rires) !
J : Complêtement ! C’est vrai que je me rends compte que je lis très peu : Salinger, etc.
Tu as lu L’accroche-cœur de Salinger ?
J : Oui !
N : Et tu as lu Les nouvelles ?
J : oui, je suis entrain !
N : Ah, c’est bien ! C’est juste le type qui a changé la littérature mondiale !
J : Ca te change tout, en fait, je pense ! Mais sinon ouais, je ne lis pas énormément…
N : Y a Jonathan Coe qui est très bien. Bienvenue au club, ce sont des jeunes mecs des années 70’s qui montent un groupe de rock dans une université. C’est super. Là je suis plus plongé dans la littérature japonaise, ce côté sensuellement érotique mais qui est toujours un peu pervers. Et puis il y a la peinture aussi, qui me touche beaucoup et qui peut m’inspirer aussi.
Nicola, tu dis avoir vu Superbus en concert à la Cigale, Jenn, toi, tu as vu Indo sur scène ?
N : Non, Jenne n’est pas venue nous voir (rires) !
J : Mais je vous ai vus à Solidays… il y a longtemps, c’est vrai. Mais ça m’avait impressioné. Le public d’Indochine est incroyable !
N : On a du bol ouais !
J : La dernière fois j’aurais sincèrement aimé venir à Bercy mais je devais enregistrer un truc…
N : Dont on taira le nom (rires) !
J : Je devais faire une reprise de Heart of Glass de Blondie (que Superbus a joué lors de l’émission TV Génération 80 et à laquelle Nicola semble faire allusion), mais vraiment je serais venue avec plaisir.
Vous pensez avoir des fans en commun ?
J : J’en sais rien du tout… Il doit bien y en avoir quelques uns.
N : Oui, je pense qu’il y a des gens de notre public qui écoutent Superbus. On ne fait pas vraiment la même musique, alors, forcément, il y a une partie de fans hardcore qui peuvent être intolérants, mais, en général, on a tout de même un public ouvert sur d’autres trucs. D’ailleurs à l’époque du X Festival, tous les groupes qui ont joué ont eu un bon accueil.
J : Nous aussi, ça se passe bien en général, notre public est très ouvert et il y a de tout. Il y a des enfants de 10-12 ans jusqu’aux parents de 40 ans, les gays, les goths, les pop… Y a tout. On n’a pas les vrais hardcore qui peuvent devenir violents dès que tu fais un pet de travers. Du coup, ils acceptent bien tout le monde et sont assez ouverts.
Avec Superbus, vous vous êtes même ouverts jusqu’à la Star Ac’… Ce serait plus difficilement envisageable pour Indo ?
N : Nous, je crois qu’étant donné qu’on existe et joue depuis 26 ans, il y a une sorte de sincérité qu’on essaie de gérer. C’est pas tous les jours facile, mais en tout cas, voilà, on peut pas…
J : En même temps je trouve pas qu’il y a un problème de sincérité à aller jouer dans une émission TV !
N : Moi j’ai un côté déontologique et politique assez violent par rapport à ça !...
J : On se sert juste du truc…
N : Dans les années 80, on a baissé nos frocs, on est allé à Champs Elysée, on a fait des émissions en playback etc.
J : Et ça ne vous a pas empêche d’être là encore parce que c’est sincère et important, c’est votre musique !
N : Mais moi aujourd’hui, j’ai le pouvoir de dire non, et c’est un pouvoir énorme ! Et puis la TV a beaucoup changé aussi, c’est l’abattage. J’ai pas envie de rentrer là dedans.
J : Mais sincèrement tu ne crois pas qu’en ce moment, sans TV, sans radio, sans presse, sans rien, tu n’existes plus ?
N : Moi on m’a dit : « la Stac Ac’, c’est 100 000 disques de plus ». Mais moi j’ai pas envie de vendre au public de la Star Ac’ ! Moi ce qui m’intéressait c’était que la tournée soit complète, et ça a été le cas. On a fait 600 000 personnes sans tout ça.
J : Parce que vous êtes là depuis un moment. Mais un groupe qui arrive aujourd’hui ?
N : Moi je préfère vendre moins d’albums que de vendre mon âme au diable… Je l’ai fait à un moment, mais c’est finit !
Concernat l’actu, avec Superbus, vous allez enregistrer dans 4 jours votre 1er Dvd live…
N : Bon courage (rires) ! Qui va le faire ?
J : Les Sp6men…
N : Ah oui, j’ai entendu parler d’eux. Et c’est au Zénith, c’est ça ?
J : Oui. Et donc là j’ai bien la trouille, mais c’est bien !
N : Et vous enregistrez 1 soir ?
J : Ouais. Enfin non, on va capter un autre soir en sécurité.
N : C’est bien 1 soir parce que comme ça tu n’as pas à te faire chier avec double rush, double machins… T’es à l’arrache ! Et le DVD sortira quand ?
J : En mars (le 10 d’après le manager)… On va bosser dessus en janvier.
Il y aura des surprises, un set particulier ?
J : Non, ça sera le set qu’on fait en ce moment, parce que changer au dernier moment, c’est casse-gueule je trouve. Donc on va juste faire notre truc.
Le DVD comprendra aussi des bonus ? Des images de la tournée ?
J : Oui. On a filmé beaucoup de choses pendant toute la tournée, alors oui, y aura pas mal de conneries aussi (rires) !
Et concernant Indo, là le DVD arrive le 3…
N : Le concert a été capté à Lille cette fois, parce que je trouvais ça bien de l’enregistrer en province. On a fait réaliser le truc par Peggy, et là je suis super content de ce DVD, parce que Bercy, il y avait trop de bonus, même si les gens l’ont adoré…
Il y a quand même l’air d’y avoir pas mal de matière aussi, non ?
N : Bah, déjà le concert fait 2h30, donc forcément ! Et puis on a mis le petit cinéma de Mr Shoes, des vidéos de fans capté de la salle direct avec leurs portables… Là ce DVD-là, pour moi, c’est le meilleur au niveau du montage, y a des axes de caméra excellents. Ca fait 3 mois qu’on travaille dessus, et comme on était chez Luc Besson récement pour enregistrer des trucs, on s’est fait projeter le DVD, et ça rend vraiment bien. On est carrément dedans.
J’ai vu qu’en plus des éditions triple (le concert intégral et les bonus) et le double (le concert intégral) DVD, il y a aussi une carte de téléchargement personnalisée… C’est quoi exactement ?
N : C’est la Fnac qui a voulut lancer cette nouvelle méthode. C’est une carte que tu achètes 9€ je crois, et après tu vas sur un site et tu peux télécharger le live, 2 ou 3 vidéos, de bonus tracks… C’est une autre façon de vendre, c’est pas mal. Et puis c’est moins cher…
Pour Superbus, y a le clip de Travel The World qui tourne en ce moment en TV… Et il y a eu deux versions en fait, qu’est-ce qui s’est passé ?
J : On a eu quelques problèmes. On fait pas toujours comme on veut à chaque fois, c’est que la première version nous a pas plu. On était en pleine tournée et je l’ai validé trop rapidement, mais après l’avoir bien regardé, je n’étais pas contente du résultat. C’était mal foutu et pasdu tout comme je voulais. Donc, du coup, on a refait le montage avec ce qu’on avait, c'est-à-dire pas grand-chose, et voila ce 3ème clip. Au final, j’en suis pas hyper contente. Mais bon, c’est pas grave. Ca arrive (rires) !
N : Oh oui !
J : Les clips c’est très compliqué.
N : Moi, y en a un dont j’ai vraiment honte, c’est celui réalisé par Gainsbourg (Tes yeux noirs), qui est une catastrophe innommable ! Aujourd’hui, je travaille toujours avec les mêmes personnes, donc je suis plus tranquille avec ça, même si y a toujours des clips que j’aime plus…
Indo a commencé à écrire la suite d’Alice & June alors que j’imagine que Superbus va peut-être s’y mettre après la fin de la tournée ce moi-ci. Où en êtes vous tous les deux ?
N : Au début. On a 20 morceaux et on va encore en écrire une vingtaine. On va rentrer en studio vers mai ou juin, et si j’arrive à faire des textes, on va l’enregistrer à la fin de l’été ou début septembre pour le sortir en 2009. Et puis derrière, on prépare une grosse tournée pour 2009 / 2010.
J : J’ai déjà composé plein de morceaux, et qui attendent, mais c’est vrai que dans un premier temps, on va surtout essayer de souffler un peu. Mais on dit toujours qu’il faut faire une pause, et puis au bout de 15 jours on s’emmerde et on repart dans le truc (rires). Depuis le début de Superbus, on n’a jamais arrêté entre compos, enregistrements et tournées… Donc j’espère arriver à partir en vacances, être sereine et prendre un peu le temps.
N : Le problème c’est que tout va très vite. Et quand tu dis que tu prends 6 mois tu peux jamais les prendre réellement. Et puis le temps d’enregistrer, de trouver les bonnes chansons… Il faut pas sortir des albums à la va-vite !
J : C’est sûr ! C’est pour ça que j’ai envie de prendre le temps, de le faire bien et de passer beaucoup de temps en studio, même si c’est pour refaire ou chercher. Donc je pense que ça nous amènera aussi en 2009. J’aimerais bien trouver un studio où on puisse squatter 2 ou 3 mois…
N : Ca coûte super cher ! Mais nous, c’est ce qu’on fait, on a une maison et on bosse là-bas.
J : C’est ce qu’il faut, un endroit où tu peux passer plein de temps et réfléchir sur le truc.
N : Moi, les voix, par exemple, je ne les fait même plus en studio.
J : Tu les fais chez toi ?
N : Non, non, dans cette maison. Je fais ça dans la buanderie, j’ai la fenêtre, je regarde les champs… C’est vraiment bien.
Et là, ce que vous avez chacun, ça ressemble à quoi pour le moment ?
N : Après le violement romantique et joyeusement pornographique Alice & June, celui là il sera bouleversant ! Comme est ma vie en ce moment ! Non, sérieusement, là on fait des trucs qui font pleurer tout le monde !
J : Mo, je ne peux pas en dire grand-chose, car on n’a pas encore commencé et que donc tout peut changer. Mais, pour l’instant, ce qui se dégage de ce que j’ai écrit, c’est que c’est vachement plus électronique.